24/05/2017

1 Collaboration francophile en Belgique: présentation

De nos jours, en Belgique, des intellectuels et des politiciens collaborent avec la France… comme d’autres avaient collaboré avec l’occupant allemand.

Ces renégats sont ni plus ni moins des traîtres à notre pays.

 

 

0 Introduction

 

Rien de neuf sous le soleil, au cours des derniers siècles, nombre d’intellectuels ont été les proches collaborateurs de régimes non démocratiques !

 

 

COLLABORATION INTELLECTUELLE ET IMPERIALISME

 

Guillemin, Ph., éd., Archéologie française à l’étranger, Ed. recherche sur les civilisations, 1985

 

“Il pouvait sembler, après coup (sic), que l’archéologie traditionnelle telle qu’on la pratiquait dans la première moitié du siècle s’était souvent identifiée avec le dégagement des grandes villes de la colonisation romaine, et certains pouvaient y voir le symbole d’un esprit colonial.” (p.288)

 

 

Alain Schnapp, Archéologue, archéologues et nazisme, p.289-315, in: Olender, maurice, éd., Pour Léon Poliakov, Le racisme, mythes et sciences, éd. Complexe, Bruxelles, 1981

 

(p.312) Chercher à comprendre une conjoncture politique et idéologique, c’est analyser le comportement de personnes et de groupes, ce n’est pas distribuer éloge ou blâme.  Les erreurs d’interprétation témoignent de la difficulté du genre.  Elle ne doivent pas empêcher de s’interroger sur les promiscuités de la science et de la politique.

La responsabilité collective des universitaires allemands dans le processus de corruption que nous venons de décrire est immense.  On voit cependant qu’elle es ten quelque sorte atténuée par l’absence de toute critique internationale.  Suivant des préjugés encore affirmés de nos jours, chaque groupe de scientifiques est isolé face au pouvoir d’état et la solidarité active de la communauté internationale est tenue pour une ingérence scandaleuse dans les affaires intérieures d’un état.  Les associations internationales en particulier se refusent à toute intervention qu’on peut qualifier de politique.  On voit les conséquances de ce refus de responsabilité morale: il postulede l’archéologie une neutrralité factice que les appareils d’Etats tentent de récupérer.  dans le lent déferlement de la violence contre les peuples, les archéologues nazis sont les héritiers, marqués du sceau de l’infamie, d’une archéologie au service de la raison d’état que les régimes coloniaux ont tristement utilisée.  Doit-on rappeler la longue cohorte des préhistoriens et des antiquisants français au service de l’Algérie française ou la participation de l’illustre paléontologue Leakey à la répression contre les Mau-Mau?  Face à la bonne conscience des disciplines, l’archéologie nazie est là pour porter témoignage des conséquences de la démission de l’esprit scientifique face à la morale et aux droits des peuples.

 

 

ALIENATION : DUREE

 

Pol Mathil, Jean-Paul Collette, Le gardien de la mémoire, LS, 17/02/1994

 

Simon Wiesenthal : ‘Les partis démocratiques n’ ont pas aujourd’hui de programme à l’adresse des jeunes.  Seuls les dictatures en ont.’

“Les anciens nazis ont été nombreux, à de très hauts postes, dans le système de la RDA qui a pourtant toujours accusé la République fédérale de fascisme!”

“Le constat d’ avoir à la fois les nazis et les communistes contre moi m’ a donné la preuve que j’ étais sur le bon chemin.”

 

 

COLLABORATION DES INTELLECTUELS

 

Raul Hilberg, Sur la catastrophe juive et le nazisme, propos recueillis par Michel Grodent, LS, 04/03/1994

 

Sur la participation des intellectuels au génocide.

“Le parti nazi compta une foule d’ intellectuels dont certains occupaient le sommet de la hiérarchie.  Ce sont les médecins, défenseurs de l’euthanasie, et les juristes, habiles à donner aux mesures les plus folles une apparence de légalité, qui ont le plus gravement cautionné le régime.”

 

 

ALIENATION / NAPOLEON - STALINE - HITLER

 

“ A l’ arrière-garde de l’ armée corse battue à Ponte Novu (par l’ intervention française en 1769), Carlo Buonaparte, secrétaire et aide de camp de Paoli.  Son fils Napoléon sous l’uniforme français, en 1792, mûrit le projet de libérer sa patrie.  Il écrit les Lettres  sur la Corse.  Mais en quelques mois, ses espérances basculent.  Son frère a déjà choisi le parti de l’Occupant et le parti patriote, jacobin.  Lucien attend Napoléon à Toulon ...

... Ce sont les fils des peuples soumis qui fournissent les meilleurs soldats, les plus grands capitaines et les plus distingués tyrans des pays suzerains.

Le sentiment national blessé du dominé passe au service de la dominance.  Franco était Galicien.  Staline Géorgien.  Hitler se sentait-il vraiment Allemand? ...”

(attribué à Henri Guillemin, Napoléon tel quel, 1969, Ed. de Trévise, Paris / à vérifier)

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2 exemples : Charles Plisnier, francophile

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exemple: Joseph Boly, francolâtre

J. Boly, La Wallonie dans le monde français, 1971

 

(p.21) "La Francophonie est la dimension géographique de la francité.  Elle répond à ce que nous avons de plus profondément humain: la qualité de notre être français et la solidarité spirituelle qui en découle."

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16/11/2011

exemple: Albert Parisis, francophile

Albert Parisis, Le "Mois de la Francité" à Liège, VA 09/09/1973

 

"Le français n'est pas le rassemblement des francophones, de ceux qui parlent français.  Elle est plus que cela: elle est une culture déterminée, une façon de voir la vie et de l'exprimer, un génie particulier servi par une langue, sans se résumer en celle-ci."

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exemple: Guy Goffette

D.Z. Godefroid / Guy Goffette : « Je suis antinationaliste », AL 19/10/2001

 

Guy Goffette s’est toujours senti universel.

« Etre belge, je m’en fiche. On est le poète de sa langue. Je suis antinationaliste », affirme le poète, aujourd’hui conseiller à la maison Gallimard à Paris.

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exemple: Pierre Ruelle (ULB)

Jean Tordeur, Pierre Ruelle /ULB/ déclare son amour à la France, LS 28/03/1988

 

Pour lui, la Wallonie est "un lambeau arraché de la patrie française".   

 

 

 

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exemple: Claude Javeau (ULB), francophile

Claude Javeau, De la France, de la Belgique et de la Wallonie, éd. Larousse, 2009

 

(p.6)La République française devrait-elle annexer la Wallonie, partie méridionale du royaume de Belgique, où le français est la langue officielle pour la majorité de ceux qui y vivent ? Le Wallon (ou plutôt le Liégeois, ce qui - on le verra plus loin - n'est pas la même chose) que je suis fait à cette question une réponse de Normand: p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non. Cela dépend à la fois du cours des choses en Belgique et de ce que l'on entend par «annexer». La Belgique tout entière, comprenant donc ce que l'on désigne aujourd'hui par Wallonie, fut déjà purement et simplement annexée par la France pendant une vingtaine d'années, entre 1795 et 1815. C'est la raison pour laquelle certains partisans du rattachement à la France, qu'on appelle justement les «rattachistes», parlent souvent de «retour à la France».

 

(p.119) Annexer et rattacher

 

Avant même de concerner seulement la Wallonie, l'an­nexion était un sujet dans le vent, ce dont Baudelaire témoigne avec une verve tout acerbe (en ces temps-là, rappelons-le, toutes les élites belges parlaient le fran­çais). Je ne résiste pas au plaisir un peu masochiste de citer en entier le passage qu'il y a consacré dans Pauvre Belgique:

«L'annexion est un thème de conversation belge. C'est le premier mot que j'aie entendu ici, il y a deux ans. À force d'en parler, ils ont contraint nos perroquets du journalisme français à répéter le mot. - Une grande partie de la Belgique la désire. Mais c'est une mauvaise raison. Il faudrait d'abord que la France y consentît. La Belgique est un enfant déguenillé et morveux qui saute au cou d'un beau monsieur, et qui lui dit: "Adoptez-moi,

(p.120) soyez mon père!" - II faut que le monsieur y consente. Je suis contre l'annexion. Il y a déjà assez de sots en France, sans compter tous nos anciens annexés, Bordelais, Alsaciens, ou autres. Mais je ne serais pas l'ennemi d'une invasion et d'une razzia, à la manière antique, à la manière d'Attila. Tout ce qui est beau pourrait être porté au Louvre. Tout cela nous appartient plus légitime­ment qu'à la Belgique, puisqu'elle n'y comprend plus rien. - Et puis, les dames belges feraient connais­sance avec les Turcos, qui ne sont pas difficiles. La Belgique est un bâton merdeux: c'est là surtout ce qui crée son inviolabilité. Ne touchez pas à la Belgique ! »

Baudelaire traite ici de la Belgique dans son entier, et cet ouvrage n'est censé, pour sa part, ne concerner que la Wallonie. Avec ou sans Bruxelles : au sein de la Com­munauté française de Belgique, on parle volontiers de la Communauté Wallonie-Bruxelles (et l'avis des Fla­mands n'a pas été sollicité à ce sujet). Pour simplifier les choses, je me bornerai à évoquer la Wallonie telle qu'elle est comprise entre les frontières de l'actuelle Région wallonne. Avec ou sans la minorité de langue allemande? Disons avec, sous réserve d'un éventuel référendum.

 

(p.121) (...) le RWF (Rassemblement Wallonie-France) n'a, jusqu'à présent, engrangé que des scores très faibles. Son dirigeant, Paul-Henry Gendebien, membre de la noblesse, ancien représentant de la «Communauté Wallonie-Bruxelles» à Paris, descend de l'un des fondateurs (membre du Congrès national) du royaume de Belgique en 1831. Estimé de la plupart de ses concitoyens, il n'a rien d'un excité irrédentiste. Tout au plus pourrait-on voir en lui un obstiné, avec une idée fixe particulièrement tenace. Mais Paul-Henry Gendebien peut s'estimer aujourd'hui récompensé de ses efforts. L'idée du rattachement fait son chemin, comme en témoignent des sondages récents. Même si l'on garde en tête qu'il faut se méfier des sondages, surtout ceux réalisés par la méthode des quotas, dont la valeur scientifique est sujette à cau­tion, ceux-ci attestent toutefois de la progression de l'idée du rattachement dans l'opinion publique fran­cophone belge (on ne sonde jamais les Flamands à ce sujet).

 

(p.126) Nota bene: l'auteur de ces lignes pencherait, sentimen­talement, pour un changement de nationalité dans un cadre institutionnel nouveau. Mais, à côté du senti­ment, il y a la raison; et, en ce domaine, ce sont ses conseils qui doivent prévaloir.

 

Bruxelles, le 29 juillet 2008

 

 

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